L'équipe de France de Jockeys au semi-marathon de Zaafrane en Tunisie le 4 février 2018


Le Festival International de Zaafrane aura lieu les 1er, 2 et 3 février 2018 au sud de la Tunisie dans le vieux village abandonné de Zaafrane.

Ce festival est le fruit d'un jumelage entre deux associations franco tunisiennes qui souhaitent mettre en valeur des compétences européennes et un savoir-faire culture et traditionnel tunisien.

C'est un site de 30 hectares au désert qui va accueillir des animations sportives comme les courses de vitesse de dromadaires, un circuit de vélos au désert, un dromathlon, compétition unique et originale en équipe entre un jockey et un marathonien, mais également des activités pour les enfants, des concerts, des jeux traditionnels sahariens, de la poésie, des conférences, et la visite des palmeraies.

Un village de tentes bédouines sera installé pour recevoir le public dans la plus pure tradition de l'hospitalité saharienne.

La présence de marathoniens et de jockeys de toutes nations, dont trois Français Laurine Mottaz,Jac Chibanis et Olivier Philipponneau qui vont défendre leurs couleurs, est un gage de réussite pour cette première édition du festival.

INSOLITE /Courrier-picard

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Le boss des jockeys français de dromadaires habite dans l’Aisne

Chamelier en Thiérache, Olivier Philipponneau préside la toute jeune fédération française des chameaux de bactriane et des dromadaires. Singulier mais sérieux.

Au loin, la caravane de dromadaires ondule sur un pas lent, dans un paysage infini… de Thiérache. À Thenailles, un village à quelques kilomètres de Vervins (Aisne), Olivier Philipponneau a trouvé là de quoi remplacer avantageusement les déserts de sable, afin de cultiver sa passion pour les courses de dromadaires. Propriétaire de huit camélidés dans son oasis, ou plutôt sa ferme, ce dresseur est également président de la toute jeune Fédération française des chameaux de Bactriane et des dromadaires (FFCBD), forte d’une vingtaine de licenciés. Mais également entraîneur et membre de l’équipe de France de jockeys de dromadaires, qui compte trois membres.

« J’ai découvert le dromadaire à 33 ans. J’en ai aujourd’hui 48 », raconte l’animateur chamelier. Bien conscient de cultiver une passion fort singulière sous nos latitudes septentrionales, Olivier Philipponneau ne se voit pas en excentrique. Ni si isolé que cela. « On estime qu’il existe un millier de dromadaires en France, dans les parcs animaliers, les zoos et ailleurs ». Si le Domaine du Fay est l’unique camelerie en Picardie, d’autres existent un peu partout en France, y compris en Hauts-de-France, à Maubeuge ou Valenciennes.

Sous une température de 6ºC, Olivier Philipponneau a sorti cinq dromadaires ce matin-là, pour une séance d’entraînement sur un anneau de vitesse voisin ceinturant un champ.

À 55 km/h juché à deux mètres du sol

Dédiée originellement aux chevaux, la piste a permis à Suhail, sa monture du jour, de piquer une pointe à 40 km/h. Encore loin des performances de son autre protégée, Epha, championne de France 2016, capable d’accrocher les 55 km/h. Mais juché sur une selle bédouine à plus de deux mètres de hauteur, il faut toute la dextérité du chamelier pour maîtriser la bête, commandée à la voix. Comme un cheval.

« Nos jockeys sont d’ailleurs issus du monde du cheval. En trois à quatre jours, on peut adapter un cavalier au dromadaire. », assure, d’expérience, le président de la fédération. « Avec le pas, l’amble et le galop, le dromadaire à des allures similaires au cheval. Il ne lui manque que le trot ». Régulièrement, des jockeys s’entraînent à Thenailles, comme Laurine Mottaz, une autre membre de l’équipe de France, venue tout dernièrement de Bellevaux (Haute-Savoie) pour se préparer à un semi-marathon prévu en Tunisie début février. Difficulté supplémentaire pour celle qui est plutôt habituée à la selle bédouine, la cavalière-chamelière devra découvrir en quelques jours seulement avant les compétitions, la pratique du croisé de jambes sur une selle touarègue positionnée davantage sur l’avant de la bête.

Face à un plateau relevé, « nous n’aurons aucune ambition de rivaliser avec les autres concurrents du Maghreb, qui sont presque nés sur les dromadaires », se veut modeste l’entraîneur. Qui envisage sa passion bien au-delà de son aspect sportif. Au gré de liens associatifs transméditerranéens, « cet animal nous permet de nouer d’autres relations avec ces pays du sud », retient le président de la fédération, qui travaille à organiser des événements au Maghreb. Thiérache, Sahara, si loin, si proche.

Gaël Rivallain

Dur, dur de vendre des courses

La discipline reste récente en France. Les jockeys français ont animé une trentaine de courses en 10 ans sur les hippodromes de La Capelle (2015), Lyon (2016 et 2017) mais aussi Saint-Omer, Poitiers, Aix-les-Bains, etc. La fédération organise aussi un championnat de France, sur deux courses, avec 6 à 8 compétiteurs. « À chaque fois, on attire entre 3000 et 5000 spectateurs. Mais voilà, on peine encore à convaincre au moment de vendre nos courses », regrette le président de la jeune Fédération. Qui ne lâche pas la bride pour autant. En 2018, la FFCBD prévoit de s’investir dans des courses au Maghreb. Les 1er, 2 et 3 février, Olivier Philipponneau et deux autres jockeys français participeront ainsi au Festival international de Zaafrane (FIZ), dans le désert tunisien, avec au programme des courses de vitesse, mais aussi une épreuve originale de dromathlon, une compétition en équipe associant un jockey et un marathonien.


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LES DROMADAIRES DE PICARDIE

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